Critique de Rayman Fiesta Run : un bon runner-game

Critique publiée par Benoît le 03/02/2014 sur Apps-and-play.com, site d’actualités et de tests sur les jeux mobiles en activité en 2014 et 2015.

Suite de Rayman Jungle Run, tout simplement le meilleur jeu de plateforme des supports iOS / Android (et élu jeu iOS de l’année 2012 par Apple), Rayman Fiesta Run s’ouvre un boulevard pour séduire : bâti sur le même moteur 2D, l’Ubi Art Frameworks, et développé par la même talentueuse équipe, on attendait de sa part rien moins que l’excellence, tant sur le plan du level-design, de la maniabilité que de l’esthétique cartoonesque. S’il ressemble au final beaucoup à son aîné et qu’il n’invente pas grand chose, Rayman Fiesta Run parvient sans forcer à écraser presque toute la concurrence dans son genre.

Un titre magnifique et fun

Comme sur Rayman Jungle Run en son temps, le premier contact avec le nouveau titre d’Ubi Casablanca impressionne, tant il semble visuellement proche des versions PC/console (les fabuleux Rayman Origins /Legend). Reprenant les thèmes de l’épisode Origins – banquise, gâteau, cuisine infernale, ventre d’un dragon -, chaque décor est l’occasion d’une profusion de détails colorés, de délires stylistiques (niveaux en ombres chinoises, balais de flammes magnifiques), d’arrières plans à trois niveaux semblant dessinés à la main… Des sensations familières certes, mais qui épatent comme au premier jour, d’autant que l’animation de Rayman comme des ennemis, d’une fluidité imparable, avive ces tableaux d’une énergie réjouissante.

Reprenant le strict modèle de Jungle Run, Fiesta Run se joue comme un best-of des mécaniques de Rayman Origins casé dans la petite boite d’un jeu iOS : pas besoin de se déplacer via un stick virtuel, Rayman fonce par défaut en avant dès qu’on appuie sur le bouton « Go ». La suite est à l’image d’un runner-game : le joueur n’influe pas sur la direction du personnage, mais se contente d’appuyer en rythme sur une série d’action simples – sauter, frapper un obstacle, planer – pour franchir les obstacles qui se présentent à lui et, surtout, ramasser le plus de Lums possibles pour débloquer des niveaux. Ce qui étonne le plus avec Fiesta Run, comme avec l’opus iOS précédent d’ailleurs, c’est que l’on n’a pas l’impression de jouer à un runner game classique, mais à un Rayman en bonne et due forme.

Level-design toujours génial et une poignée de nouveauté

Le mérite en revient en grande partie à un level-design assez prodigieux, qui casse l’habituelle linéarité et platitude des runner games sur iOS pour dresser des cheminement complexes, faits de voltes-faces, de demi-looping, de wall-jump au réflexe ou de sauts dans le vide, le tout dans une permanente course en avant qui oblige à réagir vite et bien. Cette riche grammaire d’action permet à Fiesta Run de renouer avec les plaisirs propres aux Rayman versions consoles et pc : les vertiges de la belle trajectoire, l’affutage de sa concentration pour anticiper les pièges, mais aussi, simplement, la dimension de spectacle permanent qu’offrent les « runs », au sein de décors qui ne cesse de se détruire ou de se réagencer sous nos pas.

Nouveautés du crus, on pourra choisir un bonus en début de niveau moyennant un certain nombre de lums… que l’on pourra acheter contre de l’argent réél in-app (pas fou, Rayman-Fiesta-Run-11Ubisoft). Heureusement, ces micro-transactions ne gênent en rien, tant les bonus sont superflus pour progresser, voir peuvent risquer de gâcher le plaisir (comme celui indique la trajectoire et les inputs, gâchant tout le plaisir). Comme toujours dans les platformers d’Ubi, la maniabilité est exemplairement réactive, au point que les trajectoires les plus précises finiront par passer à force d’entraînement. Rayman a toujours été affaire de gratification de l’habileté, et ce n’est pas aujourd’hui qu’il devient pay-to-win, dieu merci. On citera également, parmi les nouveautés, la présence d’une grande carte linéaire, chemin reliant les niveaux entre eux, ainsi que l’ajout d’une version difficile pour chaque niveau, doublant la grosse cinquantaine de niveaux de base : autant le dire, le challenge s’avèrera piquant et pourra vous tenir accroché de longues heures.

Conclusion

Sans forcer ni réinventer les codes installés par l’opus iOS précédent, Rayman Fiesta Run est une grande réussite, tant sur le plan artistique (les niveaux sont magnifiques et bien animés) que des mécaniques. Hyper réactif et précis, le maniement profite d’un level-design de grande classe, qui transcende l’aspect « runner game » classique et fait ressembler l’expérience générale à celle d’un vrai Rayman en bonne et due forme. Grand jeu de plateforme dans la petite boite des smartphones et iOS, Rayman Fiesta Run est un titre que l’on recommande sans réserve, quand bien même on espèrera une suite un peu plus inventive sur le plan du gameplay.

+
  • Décors 2D magnifiques
  • Tout le gameplay Rayman en mode runner game
  • Contrôles réactifs
-
  • Un peu trop semblable à Jungle Run
6
Benoît
Écrit par
Administrateur du site Etoile et champignon. Passionné par les jeux vidéo.

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